• Cordonnier Audrey

Diagnostic littéraire sur : La goûteuse d'Hitler


«La goûteuse d'Hitler» de Rosella Postorino - Blog littéraire – Bibliothérapia

Ce livre est un placebo, même une tisane aux plantes serait plus efficace contre vos maux !


Synopsis (en 3 phrases) :

1943, juste avant la chute du IIIe Reich. Rosa se retrouve enrôlée malgré elle dans l'équipe de goûteuses d'Hitler. Chaque bouchée bien que délicieuse est potentiellement mortelle.


Critique :

Je ne sais même pas par quoi commencer...

Ce livre me donnait tellement envie et j'en avais lu que du bien sur les réseaux. La couverture, le titre, l'époque où se déroulait l'histoire ; époque dont je suis assez friande depuis le bouleversement d'émotions que j'ai connu avec le témoignage de Primo Levi dans son cultissime "Si c'est un homme"...

Bref, tout était réuni pour que j'adore cette lecture et bien, c'est totalement raté ! Tout d'abord, ennui total pendant les 200 premières pages... pour une version liseuse qui en fait 440, c'est coton quand même. Je comprends qu'il faille poser les bases d'une histoire avant de se lancer dans le vif du sujet, mais là, c'était très long. Il ne se passe pas grand chose avant l'arrivée du lieutenant Ziegler puis on se retrouve dans une histoire d'amour improbable entre ce lieutenant SS et le personnage principal qui se trouve être une goûteuse d'Hitler donc concrètement, une asservie du IIIe Reich.

Cela ne choque personne ? Avec cette décadence de sentiments nauséabonds, on en oublie quand même l'essentiel du roman : la peur de mourir empoisonnée. Non, c'est clairement passé à la trappe ça !

Au fil des chapitres, on saute un peu du coq à l'âne, mais alors sur la dernière partie, j'vous raconte pas ! Je ne suis pas fan de ce genre de découpage de l'intrigue... Présent, passé, passé, présent. Parfois, c'est plutôt bien fait et on ne s'y perd pas, mais ici, j'étais très, trop souvent désarçonnée. Et puis, je n'ai vraiment eu aucune émotion... Rien, nada, nichts ! Je ne me suis pas attachée aux personnages non plus et parfois même, je ne me souvenais plus exactement qui était qui, c'est dire.

Et ce dénouement, on en parle ? Ce genre de fin qui n'est pas une fin en soi, qui ne met fin à rien d'ailleurs, mais dont il faut se contenter. Un peu comme si on avait dit à l'autrice : "Le temps est écoulé, posez vos crayons et tant pis si vous n'avez pas eu le temps de finir."

D'autant plus qu'après quelques recherches, je me suis rendue compte qu'on «vendait» ce livre comme une histoire inspirée de faits réels alors que ce n'est pas tout à fait juste. Certes, l'idée de raconter l'histoire d'une goûteuse à l'époque du IIIe Reich émane d'une interview de Margot Woelk, mais pour le reste, tout n'est pas prouvé. Surtout cette romance grotesque avec le lieutenant Ziegler qui semble purement fictionnelle, mais évidemment, c'est plus vendeur de lier un roman à une histoire vraie.

Franchement, je cherche toujours d'habitude du positif à mes lectures, mais je dois avouer que pour le coup, cette lecture est juste une énorme déception.


«Les hommes ne sont pas égaux, la race est l'âme vue de l'extérieur : mettez votre âme dans votre bras, offrez-la au Fürher. Il ne vous la rendra pas, et vous pourrez vivre allégé de ce poids.»


Note : 1/5

4 vues

©2019 by Cordonnier Audrey.
Proudly created with Wix.com