©2019 by Cordonnier Audrey.
Proudly created with Wix.com

  • Cordonnier Audrey

Diagnostic littéraire sur : Le petit roi du monde


«Le petit roi du monde» de Philippe Amar - Blog littéraire – Bibliothérapia

Ce livre cicatrise les petites plaies d'un manque d'affection pour le lecteur trop sensible.

Synopsis (en 3 phrases) : Victor, 12 ans, orphelin né sous x, a été recueillit à ses quatre ans par «Tatie». Malheureusement, elle ne pourra l'adopter définitivement à cause de son âge avancé et de sa santé fragile. Victor veut alors choisir lui-même sa future maman et pour cela, quoi de mieux qu'un site de rencontre ?

Critique : Franchement, l'idée était plutôt prometteuse, plutôt fun même ! Ce petit gars qui souhaite être adopté par une maman qu'il aurait lui-même choisi et non pas par une «famille catalogue» qu'on lui aurait imposée. Pour autant, ça n'a pas fonctionné sur moi. La mise en route est plutôt sympa malgré quelques longueurs ; et si l'idée du site de rencontre était plutôt bonne, je me suis retrouvée assez vite mal à l'aise quand est venu le moment où Victor «drague» sa future mère. Ce petit garçon est également par la suite extrêmement envahissant... et je n'ai pas trouvé cela touchant du tout, plutôt irritant à vrai dire. Bon, il est vrai que je n'ai pas un niveau d'empathie exacerbé, ni vraiment d'instinct maternelle... mais je ne suis quand même pas un cœur de glace ! J'ai fini par lire les derniers chapitres en diagonale, histoire de connaître quand même la fin. Cette fin qui est d'ailleurs en même temps, prévisible, utopique et brutale.

Le dénouement est bien rapide, tout se bouscule bien trop vite et le revirement de situation de Lily est juste improbable pour moi. Compte tenu de son passé et de son rejet perpétuel de maternité, tout au long du livre, on se demande bien comment elle a changé d'avis si vite à la fin. Cette histoire est quand même assez difficile à croire. Et en toute franchise, je n'ai pas eu d'émotions, je n'ai pas accroché du tout aux personnages sauf peut-être celui de «Tatie». Cette dame qui a passé sa vie à accueillir des gamins sans famille, à les élever comme ses propres enfants... Ce personnage là est touchant. Les ami(e)s de Victor, le «package» comme il dit, est assez sympathique, tout comme Maïa, son éducatrice, mais bon sans plus.

Bref, ma première déception littéraire de l'année 2020.

«Depuis ce jour, elle avait compris que la vie était aussi éphémère que les gâteaux qu'elle fabriquait. Seul le goût de ce qu'on a vécu ne nous quittait jamais.»

Note : 2/5