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Diagnostic littéraire sur : Le Prieuré de l'oranger


«Le Prieuré de l'oranger» de Samantha Shannon - Blog littéraire – Bibliothérapia

Ce livre soulage les intoxications aux croyances qui se veulent être «seule et unique vérité» au monde.


Synopsis (en 3 phrases) :

Le reinaume de Sabran est fondé sur des légendes ancestrales. Ead, élevée au Prieuré de l'oranger, est dévouée à la Mère. Tané, future Miduchi, vénère les dieux dragons. Elles vont devoir s'unir pour anéantir leur ennemi commun : Le «Sans-Nom».


Critique :

Vous connaissez mon amour pour les beaux livres et surtout les belles couvertures... Forcément, je suis tombée en émoi devant celle-ci. Ce camaïeu d'orange et ce sublime dragon bleu étincelant... magnifique ! Bon clairement, le volume de ce roman est conséquent. Plus de 950 pages, ça peut refroidir, mais dites vous que ça vous fera les biceps ! Bon en réalité, un tel pavé n'est pas hyper pratique à lire...

Pour autant, je me faisais quand même une joie de le commencer. En effet, la conseillère en librairie me l'a pour le coup bien vendu ! J'en avais l'eau à la bouche.

Pour tout avouer, je me suis relativement ennuyée au départ. La mise en place des enjeux, des personnages, des différents décors, tout cela fut long, très long et un peu brouillon également ! J'ai commencé à accrocher un peu plus vers la 400ème page. Je ne me suis attachée qu'à peu de personnages : Ead, Tané et Sabran. Pour les autres... Rien à ajouter votre honneur. J'ai relativement apprécié qu'un reinaume soit à l'honneur au lieu des éternels royaumes, mon côté «girl power» sans doute !

J'ai donc suivi l'histoire sans grande frénésie, le déroulement était bien évidemment couru d'avance et même si quelques révélations furent plutôt surprenantes, voir même saugrenues, le tout était très prévisible. Je ne m'attarderai pas non plus sur la scène finale de combat parce que franchement, il n'y a pas grand chose à en dire... Tout au long du livre, on s'attend à une véritable apocalypse au retour du «Sans-Nom» et pourtant, en quelques pages et sans grande difficulté, il est terrassé. Ennemi en papier mâché quoi ! Bref, une lecture sympathique mais qui ne casse pas trois pattes à un dragon non plus. Comparer deux auteurs n'est pas vraiment réglo, mais j'avais de loin préféré l'univers de «la Moïra» d'Henri Loevenbruck, bien plus original, rythmé et détaillé. Ici, on est quand même loin d'un chef d’œuvre de fantasy... du moins, c'est mon avis !


«Des fleurs blanches parsemaient les lieux. L'oranger se dressait de toute sa hauteur, déployant ses branches telles des mains ouvertes.Chaque pas effectué dans sa direction lui asséchait la gorge. Elle avait traversé la moitié du monde pour revenir ici, à la source de son pouvoir.»


Note : 3/5

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